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Quand on pense à la Mésopotamie, ce n’est pas nécessairement la mer ou encore la navigation qui nous vient en tête. Pourtant, rien que dans son nom qui vient du grec1, Μεσοποταμία, « la terre entre les deux fleuves », nous devrions comprendre que la vie en Mésopotamie est influencée par les fleuves, la navigation et la mer. Et ce d’un point de vue économique, politique, mais également symbolique.

La mer était pour les Mésopotamiens un horizon lointain, un élément essentiel de la vie, symbolisée dans l’Enūma Eliš, le récit cosmogonique babylonien,par l’union de l’eau de mer et de l’eau douce :

e-nu-ma e-liš la na-bu-ú šá-ma-mu

šap-liš am-ma-tum šu-ma la zak-rat

ZU.AB-ma reš-tu-ú za-ru-šu-un

mu-um-mu ti-amat mu-al-li-da-at gim-ri-šu-un

A.MEŠ-šú-nu iš-te-niš i-hi-qu-ú-ma

gi-pa-ra la ki-iṣ-ṣu-ru ṣu-ṣa-a la še-‘u-ú

e-nu-ma DINGIR la šu-pu-u ma-na-ma

šu-ma la zuk-ku-ru ši-ma-tú la ši-i-mu

ib-ba-nu-ú-ma DINGIR.DINGIR qí-rib-šú-un (2)

Il est difficile de dire si le terme de déesse est adapté à Tiamat. Celui d’entité primordiale est sûrement plus juste. Tiamat, dont le nom est construit autour du mot akkadien tiamtu, signifiant la mer, est l’une des deux entités primordiales, avec Apšu, entité primordiale de l’eau douce. C’est par l’union de ces deux eaux que naquit la première génération de dieux. L’eau est donc source de vie en Mésopotamie.

Statuette d’Apkallu
British Museum

En dehors du domaine religieux et de la pensée des Hommes, la mer, les fleuves et la navigation étaient également des moteurs de l’économie. Les échanges commerciaux maritimes sont cependant toujours difficiles à étudier pour ces périodes très anciennes de l’Antiquité. Les sources textuelles font souvent défaut et il faut alors s’en remettre à l’archéologie. Un des problèmes de la haute antiquité et de la navigation, c’est que la plupart des bateaux ont disparu du fait de leurs matériaux périssables. On a donc peu de sources pour étudier les bateaux et la navigation en Mésopotamie. Néanmoins, certaines exceptions archéologiques nous permettent de voir à quoi ressemblaient certains navires de Mésopotamie et du Proche-Orient en général.

Ainsi, il est possible que dès la fin de la période d’Obeid, vers 4000 avant notre ère, des bateaux à voiles circulent sur les fleuves de Mésopotamie, notamment l’Euphrate. À Eridu, l’une des plus anciennes villes mésopotamiennes, considérée souvent comme la plus ancienne des villes sumériennes, la première construite après le déluge, il fut retrouvé dans une tombe un modèle réduit de bateau présentant des trous pour un mât et le placement des cordages nécessaire à la tenue d’une voile (3).

Modèle réduit de bateau d’Eridu

Il est cependant difficile de dire avec certitude si la présence d’un modèle réduit de bateau à voiles dans une tombe indique une forte présence de voiliers sur les fleuves de Mésopotamie. Néanmoins, cela atteste de l’existence de cette technologie à cette période.

Les échanges commerciaux maritimes sont bien documentés à partir de la seconde moitié du IIIe millénaire. Ur-Nanše, souverain de la première dynastie de Lagaš dans les alentours de 2520 avant notre ère, évoque les échanges entre son royaume et celui de Dilmun.

Il nous explique dans cette inscription faire venir du bois de construction depuis Dilmun. Bien que cela puisse sembler anodin, il faut rappeler que la Mésopotamie, bien que très fertile (et donc favorable à la densité urbaine), souffre d’un manque chronique de matières premières, notamment le bois, la pierre, les pierres précieuses ou encore les métaux.

Pour ces raisons, depuis au moins le IVe millénaire, il y avait des réseaux commerciaux de long cours. L’Égypte fut probablement en contact avec des « colonies urukéennes » positionnées sur le moyen-Euphrate, à moins de 200 kilomètres de la Méditerranée. Les contacts commerciaux se seraient effectués en Égypte par bateaux via la Méditerranée et en descendant le Delta (4).

Tablette AO 283
Musée du Louvre
Département des Antiquités orientales

Un des âges d’or du commerce avec Dilmun semble être la première moitié du IIe millénaire, où nous avons un nombre important de tablettes administratives rapportant les biens provenant de Dilmun. Cette période nous a donné le fameux escroc Ea-nâṣir, qui vendait de « mauvais minerais » de cuivre à des intendants royaux dont l’honneur était en jeu concernant l’approvisionnement du palais en cuivre (5)(6). La tablette BM 131236 est un exemple de courrier envoyé à Ea-nâṣir par un dénommé Nanni, se plaignant de la qualité des minerais, mais également du manque de respect dont le marchand fait preuve à son égard par l’intermédiaire de son messager.

La mer pour les rois ne se résume pas qu’au commerce exotique avec Dilmun. Elle est présente dans certains discours royaux où elle représente alors une sorte de frontière finale rarement atteinte et difficilement franchissable, à part pour les plus grands rois.

La carte babylonienne du monde est aussi connue des spécialistes sous le nom de Mappa Mundi. Cette carte est réalisée sur une tablette cunéiforme en argile, conservée au British Museum de Londres sous le numéro BM 92687. La terre y est figurée par un cercle bordé par la mer et traversée par le cours de l’Euphrate. La ville de Babylone est indiquée au centre par un trou.

Dans le récit de Enmerkar et Ensuhkešdanna on peut lire dans la première tablette :

SIG.TA IGI.NIM-ŠE³ AB.TA KUR GIŠEREN-ŠE

« De la terre du bas jusqu’à celle du haut, de la mer jusqu’à la montagne de cèdres. »

On parle ici de la mer (AB en sumérien) comme une des grandes limites géographiques du monde. Il s’agit dans cet extrait du golfe Persique représentant le bas ; tandis que le territoire haut auquel on l’oppose est la montagne de cèdres, c’est-à-dire les monts de cèdres du Liban.

La mer (ici le golfe Persique) est présentée comme une frontière. Cela est déjà visible dans les récits de Gilgameš (7), où Siduri la cabaretière évoque une traversée impossible, chose que souhaite faire Gilgameš pour rencontrer Ziusudra, le survivant du déluge, et apprendre le secret de l’immortalité.

Dans des textes de traditions littéraires plus tardifs comme l’hymne sumérien de Dumuzi et Inanna, il est alors mentionné une mer haute et une mer basse pour désigner l’étendue du royaume de Sumer et d’Akkad.

A.AB.BA IGI.NIM-TA A.BA.AB SIG-ŠE

« De la mer du haut à la mer du bas (8) »

Le second rôle attribué à la mer dans la littérature et les discours royaux est celui d’un obstacle, d’un ennemi. Si on reprend le cas de l’épopée de Gilgameš, la mer ne peut être traversée que par Šamaš, selon les dires de Siduri. Gilgameš doit traverser une mer dont le contact d’une seule goutte peut tuer un homme (9).

Ce sceau-cylindre provient de Ešnunna.
Il est aujourd’hui conservé à l’Oriental Institute de Chicago (AS 11396).

L’exemple le plus évident de la mer comme ennemi est celui de l’Enūma Eliš. Marduk y affronte Tiamat qui est littéralement une déification de la mer. Étymologiquement en akkadien (10), le nom de la déesse dérive du mot mer : ti’amtu, que l’on rencontre souvent sous la forme contractée tâmtu.

Aššur-etel-ilāni, dans une de ses inscriptions, se compare directement à Marduk quand il affronte la tumultueuse mer (Tiamat) (11) :

« Pour Marduk, seigneur suprême, héros exalté, roi des dieux, dont la splendeur surpasse de loin celle des (autres) dieux, porteur du puissant melammu, splendidement vêtu, qui a chassé le dieu Kingu, vaincu la mer furieuse, (et) repoussé les êtres maléfiques vivants dans Eešerke, au centre de Sippar-Aruru, grand seigneur son seigneur. (12) »

Lugal-Zagesi, roi d’Uruk, dans une inscription que l’on date de 2350 environ, évoque l’étendue de son royaume, la même que celle de son dieu Enlil. Le discours royal rejoint alors le discours littéraire. Le royaume est celui d’entre les deux mers. On est davantage en « mésothalassie » qu’en Mésopotamie.

Sargon d’Akkad, vainqueur de Lugal-Zagesi, reprend le même discours sur l’étendue de son royaume borné par la mer en haut et en bas. Il diffuse également sa richesse en mettant en avant la reprise du commerce maritime avec les royaumes de Dilmun (Bahreïn, la côte orientale de l’Arabie, île de Faïlaka), Magan (vers Oman) et Meluhha (vallée de l’Indus), leurs bateaux accostant aux quais d’Akkad (13). Dans les mêmes inscriptions, cela devient aussi un repère géographique concret.

Au cours du IIe millénaire, la mer est mieux connue et est souvent rattachée dans les inscriptions à des royaumes et populations (souvent, car elles payent un tribut) montrant alors une meilleure connaissance de la mer et de ses environs.

Šamši-Adad Ier (1813-1781) évoque dans une inscription le pays de Laban (à peu de choses près le Liban actuel) au large de la « grande mer », qu’il faut ici comprendre comme la Méditerranée.

i-na ma-a-at la-ab-anKI i-na à-ah A.AB.BA ra-bi-i-tim (14)

« Dans le royaume de Laban au large de la grande mer. »

À partir de la période archéologique dite du Bronze récent (XIVe-XIIIe siècles avant J.-C.), les échanges commerciaux dans la partie orientale de la méditerranée sont de plus en plus importants. Sur le sujet on ne peut que conseiller l’ouvrage de Eric H. Cline 1177 avant J.-C., le jour où la civilisation s’est effondrée.

Cela s’explique par un commerce dynamique entre trois pôles différents. Il s’agit de l’Égypte, du monde mycénien qui est alors à son apogée, et de la région levantine qui achemine nombre de produits mésopotamiens en Méditerranée et inversement. Ainsi, dans une tablette retrouvée à Mari, Hammurabi, le roi de Babylone, a reçu du roi de Mari des chaussures crétoises comme une sorte de cadeau diplomatique (15).

Au-delà des objets, comme les sceaux-cylindres mésopotamiens retrouvés dans le palais mycénien de Thèbes (16), ce sont aussi les idées qui sont véhiculées avec les marchandises, et c’est probablement à partir de cette période-là que des récits venant du Proche-Orient rencontrèrent ceux d’autres contrées, qui s’influencèrent mutuellement. Les comparaisons, entre l’Enūma Eliš et la théogonie d’Hésiode, ou encore l’épopée de Gilgameš et les poèmes homériques ainsi que les travaux d’Héraclès, sont légion.

Au Ier millénaire, la mer est encore usitée comme un élément littéraire dans les inscriptions royales. Il y a à cette période une multiplicité de termes pour la qualifier. Notamment la Méditerranée, qui est alors davantage un lieu de rencontres en comparaison au golfe Persique depuis le IIe millénaire. Cette diversité d’appellations est due aux Assyriens, plus proches de la Méditerranée. La mer n’est plus une frontière du bout du monde, la vision qu’en avaient les Mésopotamiens s’est élargie. Les textes assyriens évoquent des « terres au-delà de la mer ».

Le fameux roi assyrien Aššurbanipal (668-630) évoque par ailleurs que son domaine s’étend dans/au milieu de la mer du haut, au-delà de la ville levantine de Tyr, ainsi que sur Chypre. La mer du bas n’échappe pas à son emprise, notamment par le tribut payé par Dilmun (17).

Cette domination sur les mers par les Assyriens était le fait de la flotte, principalement assurée par les « Phéniciens », ici surtout les Tyriens, Sidoniens et Ioniens. Sennachérib utilisa même cette flotte sur les fleuves et marais du sud de la Mésopotamie contre les tribus chaldéennes, alors adversaires des pouvoirs babyloniens et assyriens qui, bien qu’ennemis depuis des siècles, se liguaient parfois contre ces antagonistes communs. La flotte n’était cependant pas permanente, elle était constituée selon les besoins des rois assyriens à partir d’une main-d’œuvre levantine, vassale et davantage spécialisée (18).

La mer en Mésopotamie est un horizon lointain, le bout d’un monde infranchissable que les Hommes ont néanmoins appris à mieux cerner, notamment par le commerce et les produits exotiques qui transitaient. Pour le monde des dieux, les Hommes ont dédié à la mer une place plus importante, voire primordiale, pour l’existence. Au Ier millénaire la mer n’échappa pas au même sort que la terre. Les empereurs mésopotamiens ne se contentèrent plus seulement du commerce et cherchèrent à étendre leur domination sur la mer et les populations qu’ils rencontraient par-delà.

1 Le nom de Mésopotamie ne vient pas des Mésopotamiens eux-mêmes, mais bien des penseurs et auteurs grecs. Il est employé pour la première fois par Polybe (≈200-120) et fut ensuite abondamment réutilisé, notamment par Arrien (≈95-175) pour qualifier la région à l’époque d’Alexandre le Grand. Il est possible que le terme provienne de cette période compte tenu des sources sur lesquelles ces deux auteurs travaillent.

2 Translittération et traduction de Philippe Talon et Stéphanie Anthonioz, Enūma Eliš, Lorsque qu’en haut, 2019, p. 20-25.

3 Image provenant de l’article « The Boat model from Eridu: sailing or spinning during the Ubaid period », par Thomas Strasser, 1996, p. 922.

4 Butterlin, 2003, p. 151-157.

5 Translittération de la tablette BM 131236 par Oppenheim, Letters from Mesopotamia no.12 p. 82-83. Provient de Archibab (base de données regroupant des textes de l ’époque paléo-babylonienne (1900-1600)). https://www.archibab.fr/4DCGI/listestextes13.htm?WebUniqueID=76138167# (consulté le 15/04/24)

6 La traduction en français a été faite par mes soins depuis la traduction anglaise proposée par Oppenheim.

7 L’épopée de Gilgameš est une construction littéraire du IIe millénaire, à partir notamment de récits sumériens de la fin du IIIe millénaire.

8 Konstantopoulos Gina, 2020, p. 173-174.

9 Konstantopoulos Gina, 2020, p. 176.

10 Le texte fut finalisé à l’écrit probablement au XIIe siècle avant notre ère à Babylone, où la langue majoritairement parlée et écrite est le babylonien, un dérivé de l’akkadien (l’assyrien étant un autre dérivé de cette langue).

11 Traduction reprise sur ORACC : http://oracc.org/rinap/Q003858/ (site consulté le 15/04/24). Il s’agit d’une base de données regroupant un nombre important d’inscriptions royales assyriennes.

12 Version française établie par nos soins depuis la traduction anglaise de Grant Frame, Rulers of Babylonia : From the Second Dynasty of Isin to the End of Assyrian Domination (1157-612 BC) Aššur-etel-ilāni 03. Page consultée le 19/04/2024, url : https://oracc.museum.upenn.edu//rinap/rinap5/Q003858/html

13 Konstantopoulos, 2020, p.179, extrait de RIME E2.1.1.11, 9-13.

14 A. Kirk Grayson, Royal inscriptions of Mesopotamia Assyrian period Volume I, Assyrian Rulers of Third and Second millennia BC, Šamsī-Adad I A.0.39.1, p. 47-51.

15 Durand Jean-Marie, 1983, Textes administratifs des salles 134 et 160 du palais de Mari, ARMT XX, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Paris, p. 454-455.

16 Aravantinos Vassilis L, 2001, p. 89-90.

17 Konstantopoulos, 2020, p.187. RINAP 5 114,9. Page consultée le 19/04/2024, url : https://oracc.museum.upenn.edu/rinap/Q003813

18 Sur la flotte assyrienne, et plus généralement l’armée assyrienne, on peut se référer à l’ouvrage de Mario Fales, Guerre et Paix en Assyrie, religion et impérialisme, 2010.

Bibliographie

Aravantinos Vassilis L., 2001, « Contenu, contexte et fonction du « trésor » du palais mycénien de Thèbes (Béotie) : une approche économique et administrative », dans : Ktèma : civilisations de l’Orient, de la Grèce et de Rome antiques, n° 26, p. 87-99.

Butterlin Pascal, 2003, Les Temps Proto-Urbains de Mésopotamie – Contacts et acculturation à l’époque d’Uruk au Moyen-Orient, CNRS éditions, Paris.

Cline Eric H., 2015, 1177 avant J.-C., le jour où la civilisation s’est effondrée, éditions de la Découverte, Paris.

Durand Jean-Marie, 1983, Textes administratifs des salles 134 et 160 du palais de Mari, ARMT XX, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Paris.

Fales Mario, 2010, Guerre et Paix en Assyrie, religion et impérialisme, Publications de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris.

Grant Frame, 1995 Rulers of Babylonia: From the Second Dynasty of Isin to the End of Assyrian Domination (1157-612 BC), University of Toronto Press, Toronto.

Graslin Laeticia 2008 « Les produits liés à la mer dans les temples babyloniens au premier millénaire av.J.-C. : l’apport des sources mésopotamiennes à une études des activités marines en méditerranées orientale », dans : Joëlle Napoli (éd.) Les Cahiers du Littoral N° 6 ; Ressources et activités maritimes des peuples de l’Antiquité – Actes du colloque international de Boulogne-sur-Mer, Cahier du Littoral, Paris.

Grayson A. Kirk, 1987 Royal inscriptions of Mesopotamia Assyrian period Volume I, Assyrian Rulers of Third and Second millennia BC, University of Toronto Press, Toronto.

Herbaux François, 2024 Pythéas, Explorateur du Grand Nord, Les Belles Lettres, Paris

Konstantopoulos Gina, 2020, « The bitter Sea and the Waters of Death: The Sea as a conceptual border in Mesopotamia », dans: Journal of Ancient Civilization, volume 35/2.

Sauvage Martin, 2021, Atlas Historique du Proche-Orient ancien, Les Belles Lettres, Paris.

Strasser Thomas, 1996, « The Boat model from Eridu: sailing or spinning during the Ubaid period », dans: Antiquity 70, n° 270, p. 920-925.

Talon Philippe et Stéphanie Anthonioz, 2019, Enūma Eliš, Lorsque qu’en haut, Les éditions du cerf, Paris.

Détenteur de quelques connaissances sur le monde mésopotamien et composeur de threads historiques babyloniens✍🏛 Ex-Master Histoire Mésopotamie 🎓

Commentaires(2)

    • André mo

    • depuis 3 semaines

    Bon travail, j’attends tes prochains articles

    • SNow Fontaine

    • depuis 3 semaines

    Intéressant on pense toujours aux fleuves maIs pas à la Mer..
    FelicitacionS.
    Je Suis en train de lire Joseph et ses frères. THOMAS mann arrive à récreer tout ce monde Là et sa Mythologie D’Une Manière très Poètique.
    Vous l’avez Lu?
    Merci de partager votre travail.

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